Voici un débat qui vient de s'ouvrir: il s'agit de celui de l'innovation dans nos pratiques pédagogiques laquelle est encouragée par le Ministère. Bien sûr, le bilan est mitigé. A première réflexion, un des premiers éléments me venant à l'esprit provient de la structure même de notre monde éducatif. Toute innovation est bien vue lorsqu'elle vient d'en haut; par contre si vous avez le malheur de tenter quelque chose, alors sachez que vous n'aurez pas fini de ramer. Bien sûr, ce premier constat quelque peu manichéen mériterait quelques ajustements mais tout de même: on gardera en réserve quelques exemples. Alors après, on se plaint qu'il n'y pas d'innovation dans nos pratiques mais où est la motivation lorsque les choses semblent biaisée dès le départ? Ce n'est pas une loi qui changera les choses. Par contre, desserrer un peu le carcan dans lequel nous devons enseigner permettrait à coup sûr de libérer des énergies créatrices de premier ordre.
Voici quelques articles qui vous permettront d'avoir une petite vue sur la question.
Les expérimentations dans les écoles, collèges et lycées, encouragées par une loi de 2005 pour favoriser les projets d'aide aux élèves en difficulté, ne semblent pas avoir suscité l'enthousiasme des enseignants, selon un bilan dressé par le Haut conseil de...
Lire la suite:
http://www.vousnousils.fr/2011/12/21/education-faible-succes-des-experimentations-pedagogiques-selon-le-hce-518695
Quel bilan pour l'innovation ?
Parler d'innovation à l’Éducation nationale semble
bien compliqué. Le Haut Conseil de l’Éducation publie deux documents relatifs à
l'article 34 de la loi de 2005 : une Note adressée au ministre, basée
sur un rapport réalisé sous la direction d'Yves Reuter. Première complication:
les deux documents sont loin d'être convergents dans leur analyse de
l'application de l'article 34. Seconde complication : si l'innovation est mise
à l'honneur depuis un an par les services de Luc Chatel, notamment avec la
création d'une direction et de responsables académiques (les CARDIE) sur le
terrain, la réalité est bien différente. Troisième paradoxe : la loi de 2005
prévoyait de soutenir des projets venus du terrain, pour Yves Reuter les
pesanteurs hiérarchique sont été les plus fortes.
Lire la suite:
Innovations à l'Education nationale : Que de paradoxes !
Directeur du rapport commandé par le HCE
sur les expérimentations liées à l'article 34, Yves Reuter dresse un portrait
sévère de la façon dont l'éducation nationale veille aux expérimentations. Si
le discours officiel les met en avant, sur le terrain les enseignants innovants
sont seuls et leur travail n'est pas valorisé. " On peut dire qu'il y a
encore une contradiction entre la volonté affichée par le ministre de valoriser
l'expérimentation et la réalité de la mise en œuvre."
Lire l'entretien:



